Histo­ri­que

Le deu­xi­è­me épi­so­de de l’hi­stoire de Woertz sera publié ici le 3 mai …

La pre­miè­re par­tie sera publiée dans le maga­zi­ne d’ac­com­pa­gne­ment de la “ELECTRO-TEC Digi­tal” de cet­te année ou plus bas sur cet­te page.

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… pour la 1ère part de l’histoire de Woertz. Je vous invi­te à une excur­si­on au début de l’entreprise, qui est insé­pa­ra­ble­ment lié à mes raci­nes. Dans cet­te édi­ti­on nous com­men­çons not­re voya­ge au 20ème siè­cle, plus pré­cis­é­ment l’année 1928. Les fon­da­ti­ons de la Woertz SA d’aujourd’hui ont été posées, vers la fin des “années dorées” et au début de la cri­se éco­no­mi­que glo­ba­le. Je serai heu­re­u­se si je peux éveil­ler vot­re inté­rêt pour la suite de cet­te histoire. Main­ten­ant, je vous sou­hai­te une bon­ne lec­tu­re et un bon divertissement.

Woertz – L’histoire émou­van­te d’une entre­pri­se familiale.

Nous écri­vons l’année 1928. Pous­sé par son esprit d’entreprise le jeu­ne visi­onn­aire Oskar Woertz expé­ri­men­ta avec des élé­ments de pla­stique pour faci­li­ter le tra­vail des instal­la­teurs élec­tri­que. Le Baké­li­te a été le pre­mier pla­stique syn­thé­tique, déve­lo­p­pé en 1905 par le chi­mi­ste bel­ge Leo Hen­drik Bae­ke­land et nom­mé après lui. Exac­te­ment à l’époque, ou la Suis­se avan­ça l’électrification du pays. 1929, plein dans la cri­se éco­no­mi­que glo­ba­le et le man­que de res­sour­ces, une ver­tu de néces­si­té fait de la Suis­se un modè­le d’alimentation élec­tri­que. Une preuve de cela sont les Che­mins de fer fédé­raux suis­ses, qui à ce temps sont déjà à 77 % élec­tri­fié. Dans le four de la cui­sine de not­re prot­ago­ni­ste ont été lit­té­ra­le­ment cuit les pre­miè­res bor­nes et com­po­sants électrique.

Ses com­po­sants trou­ve­ront rapi­de­ment des sup­por­teurs pas­si­onnés et avec la gran­de deman­de pro­gres­si­ve, l’entrepreneur ingé­nieux à bre­ve­té les pre­miè­res fab­ri­ca­ti­ons en 1930. Les pro­duits du petit ate­lier à la Leon­hard­stra­sse se ven­dent com­me des “Weg­gli” (petit pain) chauds. À cau­se du man­que de place, cinq ans plus tard, le site a été élar­gi avec une plus gran­de manu­fac­tu­re à la Margarethenstrasse.

Vu de l’extérieur, l’entreprise se fit nom­mér la “Think tank”. Le besoin d’innovation et déve­lo­p­pe­ment con­ti­nu a éga­le­ment été sou­tenu par le nombre crois­sant d’employés, ou, com­me le disait M. Woertz, par l’extension de la famil­le. Pour pou­voir suiv­re le déve­lo­p­pe­ment per­ma­nent avec vélo­ci­té, le patron de la pre­miè­re heu­re était con­sidé­ré com­me exi­ge­ant et encou­ra­ge­ant, tout ça tou­jours avec l’intuition néces­saire pour son envi­ron­ne­ment et les besoins de son per­son­nel. Peu sur­pren­ant, alors que l’agent de la cir­cu­la­ti­on au car­re­four voi­sin ait recon­nu de loin le véhi­cu­le du père de l’entreprise et l’ait salué d’un geste de la main.

 L’entrepreneuriat et l’esprit de l’entreprise des années 30 sont com­pa­ra­bles avec les géants de la tech d’outre-mer d’aujourd’hui. Le der­nier cor­ré­la­tif du chro­ni­queur accu­se un cer­tain retard, les pro­grès tech­no­lo­gi­ques ayant rem­pla­cé les tra­di­ti­on­nels agents de la cir­cu­la­ti­on par des signaux. Mais qui sait, peut-être les mes­sieurs Bezos, Zucker­berg et Page se font salué par le system de feux de cir­cu­la­ti­on…Cepen­dant, l’œuvre de la vie d’Oskar Woertz a éga­le­ment été assaillie d’obstacles à main­tes repri­ses. Ni la mobi­li­sa­ti­on pen­dant la Secon­de Guer­re mon­dia­le ni les coups du destin pri­vés n’ont arrêté le jeu­ne entre­pre­neur agile.

Avec sa cara­bi­ne à l’épaule et son ave­nir incer­tain, il reço­it au col du Gothard, peu avant le début de la guer­re, une mau­vai­ses nou­vel­le. Au milieu d’une tem­pête de nei­ge, dans des con­di­ti­ons météo­ro­lo­gi­ques déjà exé­cra­ble, son sang s’est gla­cé dans ses vei­nes lorsqu’on lui a annon­cé la gra­ve mala­die de sa femme. Avec le pla­ce­ment de ses enfants et la mort de sa femme bien-aimée peu après, Oskar Woertz s’est sou­dai­ne­ment retrou­vé seul, loin de son envi­ron­ne­ment pri­vé et de l’usine…